Un flou règne sur les horaires de rattrapage : midi, soir, mercredi, samedi, tout est possible. Ainsi des risques de conflit apparaissent dans l’équipe enseignante, chacun ayant des disponibilités différentes !
On peut noter également un flou sur la composition des groupes de soutien et leurs effectifs, sans compter la possible pression des parents qui peuvent voir se dispositif comme un bon moyen de ne plus payer l’étude sans que leur enfant soit en difficulté.
En ce qui concerne le déplacement de collègues. Les enseignants de maternelle (Cycle 1) devront se rendre élémentaire (cycle 2), autre déplacement possible : d’une école banale vers une ZEP :
- Qui sera responsable des élèves en attendant l’enseignant ?
- Remboursement des frais engendrés ?
- La durée du déplacement sera-t-elle comprise dans le dispositif ?
Notons qu’il s’agit d’une annualisation des 60 heures, ainsi il y a possibilité de rattrapage sur les vacances.
Comment se fera la détection des élèves en difficulté ? Sur quels critères ? Quel sera le rôle du RASED ?
Autre problème soulevé, celui des communes favorisées car il n’y a pas d’obligation de rattrapage de ces heures devant élèves. Pour la première fois dans ce métier, il y a inégalité du temps de présence face aux élèves. Dans des milieux favorisés, on pourrait avoir droit à de la formation continue à la place…
N’oublions pas le temps d’organisation (préparation pédagogique, concertation, rencontre des parents…) qui pourra varier selon les départements, 20 heures selon certains IA mais seulement 5 heures selon d’autres, aucune harmonisation n’est prévue.
L'ensemble des élèves se retouve privé de deux heures d'enseignement hebdomadaire alors que dans le même
temps les programmes sont alourdis !
De même, l'aide aux élèves fragiles se retouve externalisée pour la première fois de l'histoire de l'école, inutile d'aider vos élèves en difficulté sur le temps scolaire puisque ceux-ci
auront droit à des heures en plus ! Alors qu'on sait bien qu'alourdir le temps d'enseignement pour ces enfants là est inutile et au contraire n'ajoutera que du trouble et de la
stigmatisation.
Seuls deux syndicats ultra-minoritaires ont signé, le SE-UNSA et le SGEN-CFDT, moins de 30 % des voix à eux deux lors des dernières élections. Ce texte a été préparé sans concertation, loin des réelles attentes de la profession : plus de maîtres que de classes, une réelle revalorisation du métier d’enseignant, un réel temps de concertation pédagogique…
Ce blog vise à partager des informations relatives à l'évolution de notre métier d'enseignant. Il est également un lieu de débats et d'échanges. Vous trouverez ici
des articles de presse, de l'humour et diverses pistes de réflexion. Merci pour vos contributions.
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