Vendredi 1 mai 2009
Par Blog enseignant - Publié dans : Réforme de l'éducation
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Mardi 7 avril 2009

In http://www.vousnousils.fr/

 Les deux premiers syndicats du primaire ont critiqué lundi l'annonce de Nadine Morano d'expérimenter des "jardins d'éveil" pour les 2-3 ans à la rentrée, y voyant une structure concurrente de la maternelle beaucoup plus coûteuse pour les familles.

 La secrétaire d'Etat à la Famille avait affirmé au Journal du Dimanche que des jardins d'éveil pour les 2-3 ans seront expérimentés "dès la rentrée" et "intégrés dans les écoles lorsque cela est possible".

 Selon elle, le financement de 8.000 places (en jardins d'éveil) est prévu dans la nouvelle convention qui doit être signée entre le gouvernement et la Caisse des allocations familiales.

Ce financement sera assuré par la Caf, les collectivités locales, les parents en fonction de leurs revenus, et les entreprises.

 "Il s'agit bien avec cette annonce, de substituer à l'école maternelle (...) une garderie beaucoup plus coûteuse pour les familles", écrit dans un communiqué le SNUipp-FSU (premier syndicat), qui parle de "subterfuge".

Ce alors que Xavier Darcos avait "pourtant affirmé que les conditions d'inscription à l'école maternelle n'étaient pas modifiées à la rentrée 2009".

 Le syndicat rappelle qu'on assiste en même temps à une "baisse régulière de la scolarisation des élèves de moins de 3 ans à l'école maternelle" (14.000 élèves chaque année).

"Cette mesure cache mal la volonté d'économiser des postes à l'école maternelle (et) de remettre en cause le principe de gratuité".

 Elle "revient sur la loi actuelle qui prévoit la scolarisation des enfants de moins de 3 ans, en priorité dans les écoles situées dans un environnement social défavorisé".

Dans un communiqué distinct, le SE-Unsa (2e dans le primaire) estime que cette annonce n'est pas une bonne nouvelle "pour les 2-3 ans et leur famille".

 "Les choix budgétaires indiquent que cette nouvelle structure sert de paravent à la diminution de l'offre d'accueil globale des 2 ans".

 "Quand on fait émerger des solutions payantes d'un côté et que l'on fait disparaître en plus grand nombre des solutions gratuites de l'autre, on voit dans quel sens on veut faire bouger la balance", ajoute-t-il.

 Pour le syndicat, ces jardins d'éveil "visent à concurrencer l'école maternelle sur des objectifs éducatifs proches".

http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/depeches_de_l_educat/&key=20090407&key2=090406163158.p22vnfnn.xml

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Mardi 31 mars 2009

Article de http://www.slate.fr/ :

Lors de la conférence de presse sur les résultats des évaluations des CM2, le bras droit du ministre de l'éducation Jean-Louis Nembrini a affirmé : «je le redis, il ne s'agit en aucun cas de faire un classement, un palmarès». 45% des élèves —
moyenne nationale — ont des acquis très solides (et 30% ont de bons acquis à développer) en français, tandis qu'en mathématique 35% des élèves ont des acquis très solides (et 30% de bons acquis à développer).

Si les résultats n'ont pas été donnés école par école, le site du ministère de l'Education permet de les consulter par académie ou par département, et de les comparer aux statistiques nationales. Du coup, les quotidiens régionaux et sites locaux ne se gênent pas pour faire leur classement.

Les Bretons sont parmi les meilleurs, s'ennorgueillit Le Télégramme, dépassés en Français seulement par Paris et la Corse, en mathématiques par Bordeaux, Toulouse, et Paris.

Ouest-France offre un détail des résultats par département: l'Orne est en difficulté, le Morbihan au-dessus de la moyenne et la Manche au top du classement.

Le Sud a en général des résultats au-dessus de la moyenne, rapporte La Dépêche, avec une mention spéciale donnée par Sud-Ouest au... Sud-Ouest, où seuls 5% des enfants ont des acquis insuffisants en français et 10% en mathématiques.

http://www.slate.fr/story/2943/les-r%C3%A9gions-se-classent-selon-les-%C3%A9valuations-des-cm2

Cette affiche du SNUipp, prévoyait déjà cette dérive...

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Dimanche 29 mars 2009
 Le mouvement des désobéisseurs est comme une écharde dans le pied du ministre mais également des syndicats qui ne savent comment réagir face à cette désobéissance illégale et spontannée. Certe peu de désobéisseurs sur le territoire national, entre 2000 et 3000, mais un soutien professionnel et populaire grandissant.
 Oui, ces heures de soutien empêchent les équipes de discuter, de se rencontrer, d'élaborer des projets car le midi ou le soir chacun est occupé avec son groupe d'élèves. De plus comment justifier des journées de 7 heures de classe pour des enfants de 3 à 11 ans ? La fatigue est palpable pour ces élèves déjà fragiles. Quand aux enseignants, finir à 17h30 devant les élèves avec encore des heures de correction des cahiers, puis les préparations du lendemain et le rangement de la classe, il devient inutile d'envisager de consacrer un petit peu de temps à sa famille, être PE va devenir un sacerdoce voué au célibat !
 De plus, ces heures servent aujourd'hui de prétexte à la suppression des RASED qui apportent une aide spécialisée, adaptée et spécifique pour les élèves en difficulté, on peut ainsi s'interroger sur la pertinence de ces heures de soutien pour ces élèves en grande difficulté scolaire qui n'ont plus aucun dispositif d'aide.
 Enfin, dans le cadre de la pédagogie différenciée, les élèves éprouvant des difficultés étaient déjà soutenus et aidés par l'enseignant sur le temps scolaire, n'est-il pas démagogique de laisser supposer que seules ces heures permettent de lutter contre l'échec scolaire ?
 D'autres dispositifs tels que les RASED, plus de maîtres que de classes, des temps de concertation pédagogiques et didactiques, de la formation continue... auraient probablement plus d'impact que ces heures fatigantes pour les élèves.
 Même si pour certaines difficultés ponctuelles et pour certains élèves, ces heures de soutien peuvent apporter une aide efficace, vont-elles résoudre pour autant le problème global de l'échec scolaire ? Non, au contraire.
 
 Une refonte du dispositif semble aujourd'hui inévitable. Comment l'envisager ? Plus de temps de concertation pour les équipes, plus de temps pour la rencontre des parents (car il est indispensable d'établir des projets éducatifs communs), un temps d'aide hors temps scolaire mais laissons les enseignants libres des contenus dans le cadre du conseil des maîtres et du conseil d'école.
 
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Samedi 28 mars 2009

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Vendredi 27 mars 2009

 Information reçue :

  L’inspection académique du Val de Marne a décidé d’expérimenter une nouvelle forme d’organisation des directions d’école à Nogent sur Marne. Ainsi, dans le groupe scolaire Paul-Bert Guy Môquet, qui comprend 2 écoles de 14 classes chacune, a-t-il été décidé de ne pas remplacer le directeur de l’une des deux, après sa mutation.  Un enseignant en partie déchargé dans la première école épaulera le directeur de la seconde pour gérer les 2 établissements. Les 2 conseils d’école et conseils des maîtres perdureront l’année prochaine, mais avec un seul directeur. L’idée est de fusionner les 2 établissements d’ici l’année prochaine. Cette expérimentation inquiétante s’appuie, selon l’inspection du 94, sur l’article 34 de la loi de programmation sur l’avenir de l’école de 2005. (Aucun rapport avec les EPEP sur le papier puisqu’ il s’agit d’un article permettant des expérimentations dans le cadre du projet d’école) Concrètement, le poste de direction a été « bloqué » selon les propres termes de l’inspecteur.

Pour plus d’information sur cette décision et son historique, voir le site commun aux 3 associations de parents d’élèves de la ville (PEEP, FCPE et Ecolo Parents).

Voir également billets sur ce sujet sur le blog local Nogent-Citoyen :  Réorganisation ubuesque des écoles Paul Bert et Guy Môquet et  Explications du Maire et de l’Inspection (les courriers officiels)

Cette organisation fait en effet suite à l’abandon – pour cette année -d’un projet de fusion refusé par les parents car il aurait donné lieu à la plus grosse école primaire du pays.

 

PS : Ce n’est malheureusement ni un hoax ni un poisson d’avril, toutes les infos sont vérifiables sur les sites indiqués.

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Mardi 24 mars 2009
Compte-rendu de Rachel Boutonnet :
Déjeuner à l’Elysée
23 février 2009
Devais-je y aller ? Je mentirais en disant que je ne me suis pas posé la question : qu’y
avait-il à attendre d’un déjeuner avec un Président de la République et un ministre dont la
politique scolaire – en dehors de velléités de réforme des programmes du primaire – sont aux
antipodes de ce que je pense indispensable au redressement de l’instruction publique ?
Mais un Président – celui-là ou un autre – et un ministre – celui-ci comme le suivant ou
le précédent – sont les représentants de la République et l’on ne refuse pas de les écouter et de
leur parler en tant que tels.
J’ai donc accepté de déjeuner à l’Élysée - le repas fut excellent et l’hôte charmant – en
compagnie de quelques collègues invités parce qu’ils enseignent dans des quartiers difficiles
et ont pour certains écrit, comme moi, des livres remarqués.
Face à nous, le Président Nicolas Sarkozy, Xavier Darcos, Richard Descoings, directeur
de Science Po, à la tête de la mission pour la réforme du Lycée, Dominique Antoine et Jean
Baptiste de Froment, conseillers de la Présidence de la république.
Les autres invités feront, s’ils le souhaitent, la recension de leurs propos. Je m’en tiens
ici à ce que j’ai dit – dans les cinq à six minutes qui m’étaient accordées comme à chacun, à
ce qu’il me fut répondu et à mes impressions à la sortie de l’Élysée.
Quand, sur l’invitation du Président, vint mon tour de parler, j’ai commencé par dire
qu’au bout de neuf ans d’enseignement, je pouvais témoigner d’une situation préoccupante,
autant pour les enseignants que pour les élèves. Les premiers arrivent démunis dans le métier,
aussi bien pour ce qui est des connaissances disciplinaires que de la pratique de classe. Quant
aux seconds, dans ces conditions, ils sont souvent en dessous d’eux-mêmes, n’apprenant pas
autant qu’ils en auraient besoin - et qu’ils en sont capables - pour développer pleinement leur
intelligence. Certains accumulent lacunes et incompréhensions, se trouvent pris dans un
engrenage d’insatisfaction, de mésestime d’eux-mêmes et d’inquiétude, et arrivent au collège
découragés, déconcentrés, parfois en colère, voire violents. Et le nombre de ces enfants
difficiles, posant dès le primaire de lourds problèmes de comportement et d’apprentissage,
tend à augmenter.
« Qu’est-ce qu’il vous faudrait ? », m’a alors demandé le Président. J’ai répondu qu’il
faudrait d’abord que nous soyons en mesure de transmettre des contenus d’enseignement plus
solides, en nous appuyant sur des programmes soigneusement construits, après avoir reçu une
formation adaptée. J’ai ajouté qu’une volonté politique allant dans ce sens, nécessiterait sur
une réflexion de fond, serait longue à produire des résultats et n’aurait d’effet qu’à moyen et
long terme. Et que la première condition du redressement était que l’institution École
publique soit confortée. Avais-je laissé percer trop ostensiblement mes doutes quant à l’avenir
de l’Ecole publique ? MM. Sarkozy et Darcos ont alors vivement protesté de la main par un
mouvement signifiant : « Bien sûr, pas de craintes à avoir à ce sujet. »
J’ai poursuivi en disant que je n’avais jamais été aussi inquiète. Que quelque chose
s’effondrait depuis des années dans la transmission des connaissances, à cause de programmes
défectueux et d’une formation inadaptée, et que nous atteignions un point de non-retour. Que
le métier perdait de sa substance, se déshumanisant un peu plus d’année en année. Que les
nombreuses évaluations à faire passer, à corriger, à commenter, les projets à écrire, les bilans
de projets à rédiger, les livrets de compétences à remplir en croisant les exigences du Socle
commun et celles des nouveaux programmes, tout cela donnait à l’enseignant l’impression
croissante de devoir passer sa vie dans des tableaux et à transformer ses élèves en cases à
cocher. Qu’au bout du compte, l’institution, dans ses finalités, paraissait ébranlée. Que nous
nous avions le sentiment de nous trouver sur un navire en train de couler.
J’aurais aimé développer et faire un point sur la mise en place, par exemple, des heures
de soutien, que chaque école a dû adapter lors de réunions interminables, et qui s’est traduite
par des listes de plus à « renseigner », de nouveaux bilans à écrire, saturant nos journées,
épuisant tout le monde dès la fin du mois d’octobre. J’aurais aimé dire que nous étions
nombreux, parmi les enseignants, à être prêts à défendre l’École publique et l’avenir de nos
élèves ; et que dans l’entreprise manifestement engagée vers la privatisation de l’Ecole, on
pouvait s’attendre à des oppositions vigoureuses. Je n’en ai pas eu le temps ; mon temps de
parole était passé.
Dois-je le dire, la conclusion du Président, après que chacun a eu parlé, ne m’a pas
rassurée.
Respect des fonctionnaires et particulièrement des enseignants dont les conditions de
travail se dégradent, augmentation du pouvoir d’achat de ces derniers par la mise en place
d’heures supplémentaires - 53 millions d’Euros cette année d’après le Président -, possibilité
de gagner plus pour ceux qui veulent travailler plus, les termes de la réponse n’étaient pas
neufs. Et peu en phase avec la réalité du terrain : si beaucoup d’enseignants du primaire font
des heures supplémentaires, pensais-je, est-ce par goût ou par choix, ou simplement pour
boucler leurs fins de mois ? Pour augmenter leur pouvoir d’achat ou par nécessité de sacrifier
à l’alimentaire un temps précieux pour préparer leurs classes dans des conditions décentes ?
Le dégagement suivant était encore plus préoccupant.
Les enseignants, a en effet poursuivi le Président, ont perdu la considération dont ils
jouissaient autrefois. Tout repose beaucoup trop sur leur charisme propre. Ils ont donc besoin
que l’Etat les soutienne plus. Afin de les aider à affronter les problèmes qu’ils rencontrent en
travaillant face à public difficile, il convient d’organiser une collaboration plus étroite entre
l’école, la police et la justice.
En conclusion : les enseignants sont inquiets. Il faut donc les rassurer. Le débat avec les
syndicats étant fermé d’avance, le Président s’apprête à leur rendre visite directement pour
leur parler, leur expliquer la raison des réformes, comme cela a été fait pour l’Hôpital. Il
mettra en place un ensemble de mesures qui leur permettra d’échapper aux lourdes contraintes
administratives actuelles et de mener à bien des projets originaux. Les enseignants plus
méritants seront mieux rémunérés. Pour répondre aux problèmes évoqués, et tout en tenant
fermement sur le principe de l’égalité républicaine, la mise en place de l’autonomie des
établissements sera favorisée.
Le déjeuner touchait à sa fin. Le président fit remettre à chacune des dames présentes un
des bouquets de fleurs qui décoraient la table.
Que retenir de ce déjeuner à l’Élysée ? Sur les orientations de la politique scolaire, rien
que nous ne sachions déjà.
Rien de nouveau, non plus, dans le fait que ce gouvernement consulte la « base » et
cherche à pratiquer l’« ouverture ». Les invités n’avaient-ils pas en commun de n’être pas
proches de l’UMP et au contraire d’être positionnés à gauche, sans être toutefois membres
connus d’organisations syndicales ?
Une nouvelle réunion - cette fois « de travail » - a été annoncée par Xavier Darcos. Si
j’y suis invitée, j’y exprimerai les mêmes préoccupations et les mêmes convictions que j’ai
tenté d’exprimer devant le Président de la République : l’Ecole publique est dans un triste
état, les enseignants et les élèves font les frais de politiques scolaires désastreuses de gauche
comme de droite, mais toute mesure qui irait dans le sens du contrôle accru, de l’autonomie et
de la privatisation n’aura ni mon soutien ni celui, j’en suis certaine, de la majorité de mes
collègues.
Rachel Boutonnet,
Professeur des écoles à Goussainville,
auteur de Journal d’une institutrice clandestine
et de Pourquoi et comment j’enseigne le b-a ba
membre du GRIP.
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Samedi 21 mars 2009

J’ai un copain qui est pompier
Eteindre les feux, c’est son métier.
Supprimez-lui la grande échelle
Inutile pour un feu d’poubelle.
Coupez-lui donc, l’arrivée d’eau
Pour que ça soit plus rigolo !

On ne peut pas, tout supprimer. Supprimer supprimer supprimer.

J’ai un copain qui est boulanger
C’est aussi un bon pâtissier.
Supprimez-lui donc la farine
Histoire qu’il fasse une grosse déprime…
Coupez l’courant de son gros four
Pour voir s’il possède de l’humour.

On ne peut pas, tout supprimer. Supprimer supprimer supprimer.

J’ai un copain qui est chirurgien
Il soigne les rates, les intestins.
Supprimez-lui l’anesthésiste
Pour que ce soit un peu moins triste…
Coupez-lui donc les deux mains
Vous verrez il f’ra moins le malin !

On ne peut pas, tout supprimer. Supprimer supprimer supprimer.

J’ai une amie qui est instit’
En maternelle section petite
C’est elle qu’accueille tous les gamins
De mes copains et même les miens.
La supprimer ? Fermer sa classe ?
Voilà un joli tour d’passe-passe !

On ne peut pas, tout supprimer. Supprimer supprimer supprimer.

J’connais quelqu’un qui est banquier
Dont la vie rime avec chéquier.
Lui trouve ça bien trouve ça logique
De supprimer, d’façon inique
Tout c’qui n’est pas économique
D’penser aux mômes après le fric !

On ne peut pas, tout supprimer. Supprimer supprimer supprimer.

Merci aux ZROFS :
http://www.leszrofs.fr/
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Mercredi 18 mars 2009

 Hier, les infos, j'entends que les 14 000 contribuables les plus riches de France se sont vu remettre en moyenne 33 000 euros en 2008 au titre du trop-payé d'impôt en 2007, le coût pour les finances publiques est d'au moins 458 millions d'euros, nombre encore provisoire.
 Puis, j'entends qu'en 2009, il est supprimé 13 500 postes d'enseignants alors que le nombre d'élèves augmente assez fortement, notamment dans le premier degré.
 Un lien entre ces deux infos ? Peut-être... Mais loin de moi est l'idée de tomber dans une caricature idéologique ou démagogique.
  Pourtant en temps de crise, la solidarité devrait être totale et unanime et qui mieux que l'école permet de créer du lien social et de l'espoir pour les jeunes générations ?
 Devant certains choix, des interrogations nous traversent l'esprit et nous laissent perplexes...

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Lundi 16 mars 2009

 Laurent Rochut, directeur de la publication du magazine "côté mômes' répond à notre article suite à son "fougueux" édito. Voici son courrier :

Bonjour,

                Ce mail en réponse à votre réaction. Je reconnais avoir cédé à l’amalgame facile et je mesure surtout mon erreur au fait que ceux qui réagissent à cet édito sont justement ceux que je ne visais pas.

                Mon erreur est d’avoir réagi en citoyen, ancien enseignant (10 ans en ZEP), à un certains nombre de faits récents. Continuant à faire du soutien scolaire 2 soirs par semaine, je rencontre régulièrement d’anciens collègues qui m’informent de situations qui ne me semblent pas correspondre à l’idée que je me faisais de l’enseignement. Une école par exemple ou un seul des instits pratique le soutien scolaire à la pause méridienne tandis que tous les autres font de la « résistance passive » en salle des maîtres. Alors, pris dans l’urgence d’un bouclage, j’ai cédé à la colère, souvent mauvaise conseillère et j’ai généralisé. J’ai confondu mon rôle d’éditeur et mon ancienne fonction d’enseignant, oubliant que dans Côté Mômes, je parlais également au nom de es collaborateurs, de nos diffuseurs, sans les avoir au préalable sollicité.

                Je m’excuse donc auprès de ceux qui se sont sentis blessés mais je continue de déplorer que l’Education nationale soit si peu au service des enfants.

                Vous constaterez d’autre part en pièce jointe que nous savons donner la parole à des opinions plurielles dans nos pages.

                Un droit de réponse sera publié dans notre prochain numéro…

                Cordialement,

 En pièces-jointes, plusieurs articles de ce magazine sur le système éducatif et les réformes actuelles, effectivement nuancés et honnêtes. Dans le contexte présent, Ce genre d'article et de critiques visant à renforcer la méfiance de l'opinion envers une corporation, ne fait qu'ajouter de la confusion, du malaise et de la défiance. Enseignants et parents ont un objectif commun, la réussite éducative.

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Dimanche 15 mars 2009
Communiqué du SNPI-FSU (syndicat des IEN) suite "aux manipulations des statistiques sur les évaluations CM2" :
http://syndicat.snpi-fsu.org/

Des témoignages nous parviennent de toute la France faisant état de pressions directes ou indirectes des IA-DSDEN sur les IEN CCPD pour gonfler les statistiques des remontées des évaluations CM2. La plupart des instructions données l’ont été oralement, mais certaines instructions écrites nous sont parvenues et confirment les alertes qui nous ont été lancées.

Ces instructions consistent à demander aux IEN CCPD de transformer les fichiers des résultats renseignés par les directeurs d’école, notamment ceux qui ont intégré un code 2 validant des compétences partielles, ou bien à transformer les codes A en 0 ou en 1 pour faire remonter les scores.

Le SNPI-fsu appelle les inspecteurs à ne pas compromettre leur indispensable légitimité professionnelle au sein de leur circonscription, ainsi que la valeur de leur expertise institutionnelle nationale dans des opérations de manipulation des informations qu’ils ont à valider et à transmettre.

Ce genre de pratique déroge à l’évidence à la déontologie la plus élémentaire. Elle met à mal la neutralité du service public et la confiance des citoyens envers la fonction publique. Dans certains cas, les instructions délivrées par les IA-DSDEN s’apparentent à une demande de production de faux en écriture publique dénoncée par le Code de procédure publique et le Code pénal. Dans d’autres cas, les instructions sont accompagnées de menaces sur la carrière, voire sur la réussite au prochain oral d’un concours national de recrutement. Là encore, ce genre de pratique est dénoncée par la morale et les lois et il est susceptible de poursuites judiciaires.

Dans la plupart des cas qui nous ont été communiqués, la même légitimation de l’opération revient, comme l’expression d’une manipulation grossière : « l’académie (ou le département, selon les cas) est classée dernière dans la remontée des résultats des évaluations ; il faut absolument atteindre le niveau national, sinon les sanctions vont tomber (sous-entendu pour le recteur, l’IA-DSDEN, voire les IEN CCPD) ». Stupéfiante course à l’échalote !

Cette information doit être croisée avec les témoignages de plus en plus nombreux qui nous parviennent sur la gestion autoritaire et ouvertement menaçante par le ministère et l’administration centrale à l’encontre des recteurs et des IA-DSDEN. Le limogeage spectaculaire de l’IA-DSDEN du Rhône a été à cet égard l’élément de trop dans cette gestion archaïque, irrespectueuse et contraire aux valeurs de notre république et de la démocratie. Désormais, tous les IA-DSDEN craignent de se voir renvoyés à tout moment. Une rumeur, plus ou moins fondée, nous est très récemment parvenue faisant état d’une « prochaine charrette » (sic). Dès lors, on ne peut s’étonner que certains IA-DSDEN perdent leur sang-froid et se livrent à des pratiques inadmissibles.

Tout cela est le fruit d’une politique éducative inspirée par le culte absurde du résultat avec des chiffres manipulés, par l’autoritarisme et la personnalisation dans la gestion de la fonction publique, une politique qui vise à l’atomisation du service public national dont les relais territoriaux sont mis en concurrence sur le modèle des entreprises privées à but lucratif.

Le SNPI-fsu soutiendra avec force tous les IEN CCPD qui défendront la dignité de leur fonction et celle du service public en refusant de se conformer à des instructions manifestement illégales et de nature à compromettre gravement un intérêt public. De même, conformément à ses statuts, il soutiendra tous les IA-DSDEN qui se verraient menacés ou sanctionnés pour avoir défendu avec courage et lucidité les valeurs du service public.

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Samedi 14 mars 2009
 Voici reproduit, l'éditorial (page 2) du magazine Côté Môme, distribué gratuitement dans les enseignes "Du Pareil et Même" et "La Grande Récré".
 Ces enseignes sont responsables des propos orduriers et mensongers distribués entre leurs murs.
 


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Mercredi 11 mars 2009
 Carte issue d'une publication du SNUipp (mars) sur les prévisions de carte scolaire dans nos départements. On s'aperçoit que presque partout le nombre d'élèves augmente mais que partout le nombre d'enseignants du primaire diminue, paradoxale non ?
Le 94 est coupé sur la carte, c'est 850 élèves supplémentaires et - 11 postes...
http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/fsc325.pdf
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Vendredi 6 mars 2009

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Lundi 2 mars 2009
Sondage France-Info sur les fonctionnaires :

" Selon un sondage Obea/ InfraForces pour France Info et le quotidien 20 Minutes, 73 % des personnes interrogées aiment les fonctionnaires (72% en ont une bonne image et 73% en sont même fiers). Ils voient d’un très mauvais œil la réduction des effectifs de la Fonction publique dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la recherche où ils souhaitent davantage de fonctionnaires. D’abord à 93% pour la fonction hospitalière puis 72% pour plus de fonctionnaires dans la recherche et enfin 68% dans l’éducation. Pour ce dernier secteur, la part monte même à 81% chez les 18-24 ans. "

Quant à la rémunération au mérite, même les fonctionnaires la plébiscitent :

" Pas question d’augmenter les impôts pour mieux payer les fonctionnaires. La rémunération au mérite séduit 76% des sondés et même de 70% des fonctionnaires interrogés. Cependant ils sont toujours 48% des salariés du privé interrogés à répondre que les fonctionnaires sont toujours en grève.

En résumé, cette enquête tente à prouver qu’il y a une certaine solidarité des personnes interrogées envers les fonctionnaires mais tout particulièrement dans les secteurs en prise directe avec leur quotidien qui sont la santé, l’éducation et la recherche. "

Vous connaissez beaucoup d'instits ou PE, qui ne font pas correctement leur boulot ? Avec la rémunération au mérite, c'est finalement quasiment l'ensemble des profs qui seront augmentés !

A lire sur :
http://www.france-info.com/spip.php?article259605&theme=9&sous_theme=12

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Samedi 28 février 2009

Intéressante vidéo pour comprendre les réformes en cours, très instructif...
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Jeudi 26 février 2009

Nicolas Sarkozy et Xavier darcos ont invité à déjeuner le 23 février 11 enseignants pour discuter des réformes en cours et de celles qu'il faudrait mener. 11 enseignants du 1° et du 2° degré triés. Triés comment ?

Selon l'AFP :
Originaires de Mayenne, du Nord, de la Vienne et de région parisienne, les onze enseignants invités par le chef de l'Etat sont présentés comme des « enseignants de base », ni syndicalistes, ni proches du ministère. Selon Xavier Darcos, ils ont été choisis « parce qu'ils ont écrit, parce qu'ils se sont exprimés et, d'après ce que j'ai compris, assez majoritairement d'un bord politique assez différent du mien ».

Choisis parce qu'ils ont écrit ? Mais écrit quoi ? Rue89, une nouvelle fois, nous explique que ces enseignants sont surtout des enseignants réactionnaires. Du bord opposé à Darcos ? Rien de moins sûr :

"Lundi midi, Sarkozy a reçu à déjeuner 11 enseignants du primaire et du secondaire, officiellement chargés d’éclairer sa lanterne sur les questions éducatives. Selon Darcos, ces enseignants ont été sélectionnés en "en fonction d’une certaine notoriété", apprend-on dans une dépêche de l'AEF du 23 février.

Effectivement, mais quelle notoriété! Dans la liste, on constate que la grosse majorité des participants se sont signalés par la publication, au cours des dernières années, de violents pamphlets, caricaturant l’état de l’école et en appelant au rétablissement d’un ordre scolaire fantasmé, celui du passé.

Parmi les invités aux agapes de Sarkozy, on relève ainsi les noms de Rachel Boutonnet, l’égérie des bonnes vieilles méthodes et des coups de règle sur les doigts, membre d’un groupuscule ultra-réactionnaire, auteure de "Pourquoi et comment j’enseigne le b.a-ba" (2003) et du "Journal d’une institutrice clandestine" (2005), nullement gênée de voir comment sa supposée clandestinité a pu la conduire sous les ors de l’Elysée.
[...]
Il y avait encore Mara Goyet, auteur de "Tombeau pour le collège", Cécile Ladjali, agrégée, co-auteure de "Eloge de la transmission: du maître à l’élève" (2003), Iannis Roder, également agrégé, auteur de "Tableau noir -La défaite de l’école" (2008).

Ces ouvrages ont tous pour point commun, outre leur caractère interchangeable -quand on en a lu un, on les a tous lus- de décliner jusqu’à plus soif le thème de "la baisse de niveau", que seul le rétablissement de l’"autorité" permettrait de juguler. Sophie Audoubert, plus lucide et courageuse avec son "Don Quichotte en banlieue, Les combats d’une enseignante" (2008), a dû se sentir bien seule.
[...]

Avec ce déjeuner à l’Elysée on retrouve ce mélange d’amateurisme, de copinage et de provocation caractéristiques de la politique éducative du gouvernement. Avec toujours, cette volonté de contourner non seulement les syndicats mais aussi les mouvements pédagogiques et l’ensemble des organisations professionnelles au profit d’une consultation de façade, caricaturale, avec des partenaires choisis dans l’ombre, ne représentant qu’eux-mêmes et dénués de toute représentativité.

"Ils cherchent d’autres interlocuteurs que les syndicats", confesse benoîtement Boutonnet, amalgamant dans une même entité -"les syndicats"- les opinions et les propositions les plus diverses.

Si le gouvernement cherche effectivement "d’autres interlocuteurs que les syndicats", il pourrait également se tourner vers la myriade de professionnels, enseignants, éducateurs, pédagogues, chercheurs, parents qui tous, à des titres divers, réfléchissent et travaillent à l’avenir de l’école et qu’il persiste avec obstination à ignorer.

A l’issue de cette journée, Darcos a tenu à préciser qu'il comptait poursuivre ces rencontres avec ce même groupe pour "faire la synthèse de ce qu'ils disent et en tenir compte". Malgré les récentes reculades du gouvernement devant les enseignants-chercheurs, on voit bien que le gouvernement n’arrive pas à se départir d’un mépris viscéral pour les acteurs de l’éducation et, plus largement, pour l’ensemble du corps social et de ses représentants."

http://www.rue89.com/2009/02/24/a-table-sarkozy-refait-lecole-avec-les-nostalgiques-de-lautorite
Article de Bernard Girard pour Rue89

Comme Xavier darcos n'est plus à une contradiction près, celui qui se félicitait au soir des élections professionnelles de décembre 2008 de la forte participation, refuse toujours de dialoguer et d'ouvrir des négociations avec les représentants élus du personnel. Il est tellement plus facile de servir la soupe à des non contradicteurs, alors que la majorité des enseignants s'opposent à ces réformes purement budgétaires...

Pour mémoire, déclaration de Xavier Darcos le 6 décembre 2008 :
"Cette bonne participation aux élections témoigne de la forte représentativité des organisations syndicales enseignantes, ce dont se félicite le ministre de l’Éducation nationale. "
http://www.education.gouv.fr/cid23141/taux-de-participation-aux-elections-professionnelles.html

Par Blog enseignant - Publié dans : Réforme de l'éducation
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Mercredi 25 février 2009



Merci à Gros.
Par Blog enseignant - Publié dans : Humour
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Vendredi 20 février 2009
 Etonnant article sur Rue89 : Ecole cherche directeur pour rééduquer ses profs. Le titre interpelle, le contenu encore plus :

Sur le site de l'Inspection académique de l'Isère, on trouve des petites annonces pour des "conseillers pédagogiques", des "référents de scolarisation", des "postes co-enseignants". Et sept directeurs d'école.

Or l'une des sept annonces pour un poste de direction fait des vagues, localement comme sur le Net. C'est une annonce datée du 5 février qui a mis le feu aux poudres. L'inspection académique recrutait alors un directeur pour l'école primaire Les Moines, à Saint-Quentin Fallavier.

Le rôle de ce directeur? Des fonctions classiques... et d'autres, plus audacieuses, qui consistent à reprendre en main "une équipe qui a une approche militante de l'école qui les conduit à prendre des positions de refus par rapport à certaines demandes institutionnelles (Base élèves, évaluations nationales)". La précision figurait en toutes lettres au moment de la publication de l'annonce, le 5 février.

Plus loin, l'annonce précise de la mission de la nouvelle recrue: "rétablir une loyauté institutionnelle dans cette école" et "centrer l'action de l'école sur les priorités nationales". Entendez par là: remettre dans le droit chemin ces enseignants un poil trop frondeurs contre Xavier Darcos, dans un département qui s'est par exemple distingué par une mobilisation forte contre la Base élèves.

Depuis la première publication, l'annonce a été modifiée, comme l'atteste la nouvelle mouture que Rue89 a pu consulter (et comparer). Depuis, la précision concernant "l'approche militante" de l'équipe a été trappée... mais pas la mission qui reste orientée vers la loyauté institutionnelle.

Rue89 n'a pu joindre personne à l'inspection académique, située dans une zone actuellement en vacances scolaires, avant la parution de cet article.

http://www.rue89.com/2009/02/19/ecole-cherche-directeur-pour-reeduquer-ses-profs

 S'il faut trouver un directeur "loyal envers Darcos" pour chaque équipe s'opposant aux réformes de ce ministre, on manquera bien vite de directeurs sur l'ensemble du territoire...

Par Blog enseignant - Publié dans : Vie dans les écoles
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Jeudi 19 février 2009
Ce n'est pas dans nos habitudes de diffuser un communiqué syndical mais celui-ci vaut le détour :

Communiqué du SNUipp
Paris, le 17 février 2009

Le rectorat de Poitiers vient de décider dans le département des Deux-Sèvres, de faire appel à des vacataires pour pallier le manque d’enseignants dans les écoles élémentaires et maternelles.

Ce recours est inadmissible. En effet, le nombre d’enseignants est fixé par le budget voté par l’Assemblée Nationale. Si l’Académie de Poitiers manque d’enseignants, le recteur d’Académie peut recruter des enseignants titulaires venant d’autres départements par ineat, ou des candidats inscrits sur la liste complémentaire au concours de recrutement des professeurs des écoles. Ceux-ci se sont préparés au concours et bénéficieront d’une formation professionnelle d’un an en 2009/2010 à l’IUFM.

En réactivant un dispositif dont le principe a été abandonné à la fin des années 70, le rectorat préfère faire l’économie d’une année de formation professionnelle et diminuer la qualité de l’enseignement pour des raisons budgétaires.

L’intérêt des élèves nécessite des enseignants en nombre suffisant et bénéficiant d’une formation pédagogique de qualité.

De plus, les recrutements pour de courtes durées vont à l’encontre de la stabilité des équipes pédagogiques et risquent de mettre des jeunes dans des situations difficiles. Les vacataires ainsi recrutés n’ont effet aucune garantie d’emploi et ne bénéficient d’aucune formation professionnelle.

Le SNUipp dénonce vivement le recours à ce type d’emploi précaire : il demande au recteur d’effectuer les recrutements sur liste complémentaire ou de faire appel à des enseignants titulaires par ineat. Il intervient en ce sens auprès du ministère.

Par Blog enseignant - Publié dans : Réforme de l'éducation
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